Le petit Bonzi, un roman sur l'enfance

Auteur : Sorj Chaladon
Edition : Le livre de poche
Publication : 2005
Pages : 253
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Résumé :


Jacques Rougeron a douze ans. Un soir d'automne, au pied de son immeuble, il croit avoir enfin trouvé le moyen de guérir. Jacques Rougeron est bègue. Il voudrait parler aussi vite, aussi bien que Bonzi et tous les autres. Bonzi, c'est son ami, son frère, c'est lui, presque. Bonzi le soutient. Ils n'ont que quelques jours. C'est leur secret.

Avis :


Salut ! Aujourd'hui roman contemporain. Je suis toujours sur mes gardes quand j'en lis un. Ils abordent très souvent des sujets très spéciaux, et surtout très terre à terre, alors que j'aime bien quand même garder un petit côté hors du commun. Ici, il en traite même plusieurs. Mais étant donné que je l'ai lu il y a déjà quelques mois je ne sais pas si je réussirais à tous vous les présenter, au moins j'espère vous donner envie de le lire. Quand j'ai acheté ce livre, on m'a dit que Sorj Chalandon était un auteur à suivre, il me faudrait encore un de ses livres pour me décider si je le ferai ou non.

Le sujet principal c'est bien sûr l'enfance. Ici tout de même, Jaques n'a pas une enfance des plus commune, mais qui en a une ? Et puis sinon pourquoi serait-il le personnage principal ? Jaques est bègue, pour lui, parler est extrêmement compliqué. Et donc partager avec les autres. Pourtant il y a le petit Bonzi avec lequel il réussit très bien. A 12 ans le monde peut être très compliqué. Alors il lui prend un jour de vouloir se soigner avec des herbes. Enfin il apprend par l'intermédiaire du petit Bonzy que c'est une chose possible. C'est amusant et à la fois très dangereux ce que peut faire un enfant qui n'a pas compris comment fonctionnent les choses. Mais ça montre aussi et surtout tout son désespoir.

Toute l'histoire se déroule sur une semaine, une semaine au bout de laquelle Jacques aura mûri. Et au bout de laquelle beaucoup de chose dans son monde vont changer, où ces piliers qui voulaient à la fois l'enfermer et le libérer vont finir par disparaître. Mais en disparaissant ils nous laissent l'espoir que Jacques finira par guérir, ou tout du moins à mieux vivre en harmonie avec le monde qui l'entoure malgré son handicape.

Son exclusion par rapport aux autres élèves se traduit par le besoin d'avoir un ami imaginaire. S. Chalandon a réussi, ici, à nous faire douter sur celui-ci. Au tout début du livre, on pense que Bonzi est réel, voir même presque tout du long. Mais les soupçons s'installent. Le parallélisme entre les deux est trop flagrant pour être ignoré. Voilà peut-être en quoi ce livre est remarquable, pas extraordinaire à mon gout non plus, mais il nous tient à la fois très loin des choses et à la fois tellement près qu'on ne voit même pas que Bonzi, son ami imaginaire, est peut-être celui qui depuis si longtemps détruit la vie de Jacques, il est son mal intérieur. Et ce n'est pas seulement lui qui en subit les conséquences mais tout ceux qui tentent de l'aider.

VoilĂ  pour ce petit livre. En petite conclusion, je n'ai pas vraiment accrochĂ©, mais je pense que c'est plus dĂ» au fait qu'il s'agit d'un roman contemporain, ce style ne me convient dĂ©cidĂ©ment vraiment pas. Du coup pour ceux qui l'aurait dĂ©jĂ  lu et qui passerait par lĂ , donner moi votre avis pour savoir si oui ou non j'aurais plus de chance en lisant un autre livre de cet auteur. 

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